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Melysa Stephenson, une Miss Guyane engagée 

Il y a tellement de combats à mener et de causes à soutenir… Et voilà 2 ans déjà qu’un virus arrive presque à toutes les éclipser. Mais nous veillons au grain, et tant qu’il y aura des femmes comme Mélysa Stéphenson, Miss Guyane 2021, il y aura des voix pour porter ces causes. Comme pour la mammographie, beaucoup de femmes ont une appréhension ou sont mal informées sur les symptômes et la maladie en elle-même qu’est l’endométriose. 

Mélysa Stéphenson s’est livrée à nous et lève le tabou sur une maladie longtemps ignorée et parfois très difficile à vivre au quotidien.

 

Ⓒ Mirtho Linguet


A quoi avez-vous pensé à l’annonce des résultats pour Miss Guyane ?

A l’annonce des résultats, j’ai tout de suite été reconnaissante. Mes premières pensées se sont immédiatement portées vers les membres de ma famille et leur soutien inconditionnel sans lesquels cette aventure n’aurait pas été envisageable. J’ai également pensé à tout le soutien et aux encouragements de toutes les personnes qui m’ont soutenu. J’ai repensé vraiment à l’aventure qu’on a vécu avec les candidates pendant les 2 mois, à mon investissement personnel, à l’investissement de l’organisation, des créateurs, de toute l’équipe. Il y a eu un mélange d’adrénaline, d’émotions, de joie. J’ai aussi pensé à la prochaine étape, Miss France !

 

Depuis, votre vie a-t-elle changé ? Si oui, comment ?

Je dirai que mon emploi du temps qui était déjà chargé d’engagements professionnels et personnels, s’est encore plus chargé avec le planning de Miss Guyane. Je réalise le poids des responsabilités qui sont désormais les miennes. Devenir un modèle d’exemplarité, être l’ambassadrice d’une destination comme la Guyane, c’est porté l’image de la France Amazonienne. Oui, ma vie a changé parce que je suis devenue un personnage public. Ça demande de prendre sur soi, ça m’a permis de grandir, d’aller à la rencontre des autres. Je me régale de chaque instant que je partage. En tout cas, j’apprécie ce rôle. Et j’ai un public bienveillant. Je suis reconnaissante car je reçois beaucoup d’amour que ce soit sur les réseaux ou quand je rencontre des personnes. J’ai toujours droit à des questions constructives. Je suis vraiment ravie de l’accueil réservé par le public.

 

Comment imaginez-vous l’aventure Miss France, à quoi vous attendez-vous ?

Je me projette pour Miss France dans une découverte. Je vais apprendre de nouvelles choses, découvrir de nouvelles cultures au travers des autres miss régionales. On va voyager aussi, visiter des lieux historiques, des monuments. Je sais que nous irons à la Réunion et en Normandie à Caen où se déroule l’élection. Tout cela c’est de la découverte, j’ai hâte d’y être. D’être également avec l’équipe de TF1, de Miss France et aussi de pouvoir faire découvrir notre authentique et généreuse Guyane française et Amazonienne.

 

Et l’après miss France, vous y pensez ? 

Tout dépendra des résultats. Mais qu’importe les résultats je compte rester moi-même. Continuer à évoluer dans cette dynamique de partage avec les autres.

 

Vous avez évoqué l’endométriose lors de l’élection. Qu’est-ce que c’est ? Racontez-nous votre parcours avec l’endométriose ?

Je connais le sujet de l’endométriose depuis mon plus jeune âge mais je l’ai identifié tardivement. Les épisodes de douleurs étaient fréquents. C’était parfois un handicap pour me rendre sur les bancs du lycée. Ma maman dont je salue l’implication m’a accompagnée vers des spécialistes qui ont posé le diagnostic de l’endométriose. Et de consultations en consultations, j’ai compris que c’était une pathologie qu’il fallait traiter afin de mieux vivre avec. Dans mon parcours, j’ai rencontré des équipes dédiées à l’endométriose, une diététicienne, une ostéopathe, une sage-femme etc… qui m’ont aidé à stabiliser la maladie. Aujourd’hui, je vis avec l’endométriose de manière sereine et maîtrisée et j’accomplis tous mes rêves les plus fous comme celui d’être Miss Guyane. 

Je voudrais remercier mon entourage pour leur soutien et le corps médical qui m’accompagne. 

 

Pourquoi avoir choisi d’en parler lors de l’élection Miss Guyane ?

J’ai  pris la décision d’en parler car c’est une maladie qui me touche, j’y suis sensible, mais c’est aussi une maladie qui à l’époque où je faisais mes recherches, ne disposait pas d’une grande visibilité. Aujourd’hui, la maladie est de plus en plus exposée et j’ai voulu participer à mon échelle en témoignant et j’ai profité de l’élection de Miss Guyane, de sa visibilité et de sa portée pour en parler à une plus grande échelle.

 

Comptez-vous vous investir plus pour cette cause en Guyane et comment ?

Je le faisais déjà en parlant à mon entourage, à l’infirmière du lycée. Et maintenant, en tant qu’ambassadrice de la Guyane, je compte vraiment prendre à cœur cette cause et vraiment participer à des événements, des conférences, pour pouvoir en parler.

Je compte bien m’investir et faire de la prévention et cela commence par mon témoignage, si cela peut inciter les femmes à se faire diagnostiquer.

 

Que peut-on vous souhaiter pour les prochaines semaines à venir ?

(Rires) Alors les prochaines semaines seront très chargées avec la préparation Miss France et avec les différentes visites officielles et événements, donc on peut me souhaiter du courage.